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Le PS et la criminalité étrangère

26 octobre 2008

Aujourd’hui le PSS (Parti Socialiste Suisse) s’est réunit pour débattre de ses prises de positions sur différent s sujets. Si les thèmes classiques (comme les salaires, la classe moyenne, l’emploie, etc.) sont toujours au rendez-vous et ne change jamais d’année en année, il y a un sujet brûlant qui irrite les militants: la criminalité.

Accusé d’angélisme sur ce thème, mais surtout après une baisse historique de son électorat, le PS se trouve confronté à la dure réalité des choses: oui, la criminalité dans notre pays a augmenté en 15 ans et la criminalité des étrangers est particulièrement préoccupante, celle-ci représentant plus de 80% des personnes incarcérées rien qu’à Genève.

Le politiquement correcte entre en scène

Pourtant, ceux qui pensait  que le PS allait changer de direction ne peuvent qu’être déçu. Arguant que le terme criminalité étrangère relève du populisme, le PS décide de le supprimer de son vocabulaire. Criminalité étrangère… ce terme est-il si mauvais? Comment doit-on appeler un étranger qui commet des crimes dans un pays différent du sien? De toute évidence, ce qui ne plait pas au PS, c’est une éventuelle différence que d’autres font avec les criminels suisses. Pourtant, nier qu’il existe une différence importante à prendre en compte entre un criminel du pays et un autre, venue d’ailleurs, c’est tout simplement revenir à la situation antérieur: le PS n’évolue donc pas sur la question de cette criminalité et continue, bien que cela lui coûte des plumes, à ne pas comprendre la réalité des faits. Si le nombre d’étranger dans les crimes en Suisse constituerait une minorité, la variable criminalité étrangère n’aurait en effet aucun intérêt. Pourtant avec des chiffres avoisinant les 80%, cette variable prend toute son importance car cette criminalité constitue l’immense majorité des délits dans notre pays. Poser le principe qu’un criminel, qu’il soit suisse ou étranger, est un criminel un point c’est tout ne peut, dès lors, qu’être qualifier d’angélisme. On retourne, comme je l’ai dit, au point de départ

Les mesures ?

Pourtant, chose étonnante, le PS s’est montré favorable (enfin, selon un proportion bien faible) à l’expulsion des criminels étrangers, enfin des criminels… forcément étranger car on ne peut expulser un citoyen suisse. Cela devient assez difficile de savoir comment les qualifier si l’on suit la ligne du PS. Le terme étranger délinquant est utilisé dans les articles de presse mais rien de figure dans la prise de position officielle qui tend d’avantage à parler du faux sentiment d’insécurité et nous invitant même à nous tourner vers un problème bien plus grave: la criminalité économique. Il est vrai que la perte d’argent des incapables en col blanc est bien plus grave qu’une blessures physiques ou tout acte de violence dans le pays. On croirait presque que l’atteinte à l’économie est bien plus importante que l’atteinte à un individu.

Pourtant, si l’on lit la version définitive du programme, on est surpris par la niaiserie de l’ensemble. Ainsi la criminalité des étrangers s’explique par la situation sociale de ces derniers et la sur-représentation de certaine communauté (il admette même qu’il s’agit de la communauté balkanique) n’est que le fruit d’une politique désastreuse d’intégration. Autrement dit, c’est de notre faute si ces gens sont si présent dans les statistiques. Citation:

Si certaines communautés nationales sont nettement plus représentées dans les statistiques criminelles, c’est en raison de l’échec de l’intégration de catégories de migrant-es présentant un faible degré d’instruction. Ainsi, dans les années 90, la Suisse n’a pas permis aux migrant-e-s des Balkans de s’intégrer et, ce faisant, a d’emblée réduit leurs chances.

Il en vient presque à dire que ces personnes ne sont pas responsables de leur acte. C’est d’une mauvaise foi inqualifiable.

Il faut replacer les faits dans leur contexte: les migrants des balkans des années 90 sont venue en tant que réfugié. Or ce statut présuppose qu’il rentre chez eux une fois la fin du conflit arrivé, sinon le terme de réfugié n’a aucun sens. Bien évident, entre un pays qui vous fournit un toit, de l’argent, des soins médicaux gratuit et un pays sortant de dizaine d’année de communisme, beaucoup ont refusé de retourner chez eux, arguant, avec le soutient de la gauche devant les caméras de la TSR (en pleurant), « Mais chez nous, c’est la Suisse maintenant« . Évidemment, si vous allez chez eux, vous verrez d’avantage un drapeau albanais que tout autre objet du pays de résidence et des enfants fiers de leur patrie d’origine.

Pour certain d’entre eux, il n’hésite pas à dire des « sales suisses » à leur camarade en plein milieux. Évidemment de tel propos ne font pas réagir les professeurs et les directeurs d’école car certain racisme ou forme d’intolérance sont bien plus détestable à nos yeux que la haine du pays. Personne d’entre nous n’échappe à la doxa ambiante, savamment enseigné dans nos écoles. N’oubliez pas, s’ils le font, c’est à cause de notre mauvaise politique en matière d’intégration.

Il serait éronné de comparer le PS suisse dans son ensemble. Les sections romandes sont (hélas) influencées par les idées côtés français, avec le même politiquement correcte qui gangrène la société française depuis des années, refusant toutes indications d’origine dans les statistiques ou dans les articles de presses (un comble du point de vu de la liberté d’information). Le PS alémanique, précisément zurichois, tend à aller de l’avant mais il traine avec lui ce boulet que sont les sections romandes, particulièrement la section genevois qui ressemble d’avantage au communisme qu’un parti social-démocrate.

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