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Libéralisation de la drogue

29 octobre 2008

Scène au centre même de la ville de Zurich, dans le parc de Platzpitz.

Scène au centre même de la ville de Zurich, dans le parc de Platzpitz, renommé par les médias américains le "Needle parc" ("le parc de seringue")

A la fin des années 80, l’héroïne règne en maître dans la plupart des villes suisses. Pour contrer la suprématie des dealers et la propagation exponentielle du SIDA liée à l’usage de la drogue, les autorités de Zurich et d’autres villes acceptent les «scènes ouvertes» où les toxicomanes peuvent s’injecter de la marchandise «sûre» dans des conditions hygiéniques acceptables et sous surveillance sanitaire. Au bord de la Limmat, le Platzspitz (1989-1991) puis la gare désaffectée de Letten (1991-1992), en plein centre de Zurich (district 5) deviennent des marchés ouverts de la drogue dans lesquels il est courant d’assister à des rixes ou voir des jeunes mourir, l’aiguille encore plantée dans le bras. Ce n’est pas moins de 15’000 seringues qui vont être distribuée chaques jours, rien qu’à Zurich

Ces scènes en publique de prise de drogue, dans les parcs publics, dans la rue et même devant le Parlement suisse, en plein jour et presque sans aucune gène ont fait le tour de la planète. J’ai trouvé un article (d’époque) de l’Humanité. C’est assez rigolo car les communistes en Suisse sont, de nos jours, pour la dépénalisation de toutes les drogues:

« Une gare désaffectée, un pont, voici le Letten. Hommes et femmes aux visages sans âge s’y entassent et se piquent à l’héroïne dans des conditions atroces. Sous la surveillance de centaines de dealers qui font la loi. Devant l’indifférence des passants. Voyage au bout d’un enfer parfaitement organisé […] La Platzpitz, seul endroit au monde où les toxicomanes pouvaient se « fixer » sous le regard compatissant d’infirmières, de médecins et de travailleurs sociaux, qui se relayaient, nuit et jour, pour leur distribuer du coton imbibé d’alcool et des seringues propres. L’objectif était de limiter les risques de propagation du SIDA. Platzpitz était devenu le paradis de la drogue. L’enfer des drogués. On s’y shootait et s’y re-shootait à plusieurs. On y venait en famille. C’est ce que la presse internationale écrivait. »

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